Le français au Vermont en l’absence d’école à Middlebury

Samuel de Champlain, proximité avec le Québec, tourisme… Joseph Hilleary vous raconte les origines francophones dans le Vermont.

Alors que nous arrivons cet été pour l’Ecole de français de Middlebury, notre expérience est un peu différente par rapport à d’habitude. À la place des montagnes du Vermont, nous avons malheureusement les écrans luminescents de nos ordinateurs. Mais, simplement parce que l’école de français ne se passe pas au Vermont ne signifie pas qu’il n’y a pas des gens au Vermont qui parlent le français. En fait, il y a une grande tradition francophone et peut-être que c’est une bonne opportunité de découvrir le monde francophone au Vermont, au-delà de Middlebury.

Les origines


Les racines françaises du Vermont sont claires quand on voit le nom de l’état lui-même. Quand Samuel de Champlain, l’explorateur français, est arrivé en 1609 dans la région, il l’a appelée « les Vert Monts », qui est devenue le « Vermont » en Anglais. Le premier établissement européen au Vermont était français aussi – Fort Sainte Anne et seulement après la guerre de la Conquête, le Vermont est deve­nue territoire britannique.

Les immigré·e·s québécois·e·s


Mais la fin du gouvernement français n’était pas la fin des Francophones au Vermont. À cause de la proximité du Vermont au Québec, pendant le XIXe siècle, des milliers de Franco-canadien·ne·s ont immigré dans l’État. Ces Franco-Cana­dien·ne·s ont travaillé dans des usines et habité principalement à Burlington et les environs. Aujourd’hui, 24% des résident·e·s du Vermont se disent avoir un patrimoine français. Malheureusement, les politiques d’assimilation aux États-Unis, pendant la majorité de son histoire et la discrimination contre les Francophones ont forcé beaucoup d’Américain·e·s d’origine franco-canadienne, à abandonner leur langue maternelle. Néanmoins, certains parents qui parlaient le français ont persisté et l’ont transmis à leurs enfants, et il existe encore des familles au Vermont qui parlent le français à la maison.

Le tourisme francophone aujourd’hui


Le XXIe siècle représente une nouvelle étape pour les Francophones au Vermont. Parce que le Vermont est l’état le plus proche du Québec, il y a de plus en plus de touristes francophones qui le visitent chaque année. Ce tou­risme est très important pour l’économie du Vermont et, en 2011, Burlington, la plus grande ville au Vermont a adopté une politique « French Friendly » pour offrir des cours gratuits de français aux employé·e·s des cafés et des restaurants. Alors, nous ne sommes pas au Vermont, mais le français y est.

Joseph Hilleary

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