Édito de la semaine : Julie Sénat

“Un repas à Proctor après l’autre”

« Il y a un mois, je ne comprenais pas ce que tu disais », m’a dit un étudiant il y a quelques jours après une longue et sérieuse conversation.

Il y a un mois vous me regardiez d’un air apeuré quand je tentais de vous expliquer les règles de la chasse au trésor. Et puis comme ça, l’air de rien, d’un repas à Proctor après l’autre j’ai pu observer votre épanouissement linguistique. J’ai pu voir se multiplier vos sourires alors que vous commenciez à comprendre le flot de paroles que je débite à toute vitesse. Vous commenciez à me comprendre.

“Le cœur plein de joie”

Vendredi soir, alors que nous célébrions tous ensemble la moitié de la session, j’avais le cœur plein de joie d’apprendre à vous connaître dans votre langue, votre identité et de me perdre à mon tour dans le flot de vos paroles.

Cela m’a pris 11 ans pour apprendre l’anglais. Cela ne vous a pris qu’un petit mois pour réussir à me comprendre. Écoutez l’autre, prendre patience face à notre frustrante incompréhension : cela relève d’une prouesse linguistique mais également humaine. Félicitations pour ce double accomplissement !

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