L’édito de Michel Gagné

Été 2008. Mon premier à Middlebury. Je ne connais à peu près personne, sauf mon Élise qui m’a recommandé à la direction de l’époque pour ce travail d’assistant bilingue. Je colle donc au train de mon amie et de sa famille pendant les premiers jours, mais je vois bien que je ne suis pas le seul qui ne connaît personne. Alors nouveaux comme anciens, nous fraternisons, chacun à notre manière et selon les circonstances: lentement, spontanément, avec réserve ou sans inhibition. Un soir, je dis à mon amie québécoise que telle ou telle personne me semble très intéressante, que je me trouve des affinités avec untel, des atomes crochus avec unetelle, et Élise me lâche cette phrase que je n’oublierai jamais : « Tu verras… ici tu développeras des relations durables avec des gens que tu n’aurais pas rencontrés autrement et qui resteront longtemps dans ta vie ». Je ne comprenais pas tellement le sens de ses paroles à ce moment, mais aujou­rd’hui, plus de dix ans plus tard, je constate qu’elle avait plus que raison. Non seulement certains collègues sont devenus des amis, voire de la famille, mais à chaque été qui passe, je découvre des étudiant.e.s extraordinaires aux parcours tantôt époustouflants, tantôt surprenants, mais toujours intéressants. Je vous souhaite donc de vous laisser porter par la curiosité de l’autre, et vous constaterez comme moi qu’après Midd, la vie n’est plus jamais tout à fait la même !

Michel Gagné

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