Dorothy Wooding Lehman, étudiante de notre école en 1959

La Gazette : qu’est-ce que cela vous fait de revenir ici plus de 50 ans après ?

C’est assez exceptionnel. Le campus a tellement changé. À mon époque, il n’y avait que l’École de français, d’espagnol, de russe, d’allemand et d’italien.  Il y a des tas de batîments qui n’étaient pas là non plus. J’ai eu un petit pincement au coeur quand j’ai vu que la cantine du Château n’existait plus. Je travaillais là-bas en tant que serveuse pour financer mon été à Middlebury.

Pourquoi aviez-vous décidé d’apprendre le français ?

Le français était une langue essentielle en Europe après la guerre. J’avais d’abord fait un échange à Trouville, en France, puis à Doville. J’avais fait un petit saut à Paris aussi, avant de décider de venir ici pour perfectionner mon français. C’était la chaperone de mon université qui m’avait parlé de cet endroit.

Combien d’années avez-vous passé donc sur ce campus ? Qu’avez-vous fait après Middlebury ?

J’ai fait un été en 1959 et un en 1960. Je prenais des cours de niveau “avancé”. Une fois mon deuxième été terminé, je suis partie à Paris un an, avant de me rendre en Belgique où j’ai travaillé dans un camp de jeunesse pendant deux ans. En rentrant aux États-Unis, j’ai obtenu un poste de professeure d’espa-gnol et de français à l’université du Kentucky, mon État d’origine.

Avez-vous quelque chose à dire aux étudiant.e.s actuel.le.s de l’École  de français ?

Vous avez la chance de vivre une expérience absolument extraordinaire, unique. Profitez-en un maximum. Cela vous servira toute votre vie.

Propos recueillis par Connor Owens

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