Course-poursuite en Tunisie

Il y a un an, j’étais en Tunisie comme enseignante d’anglais à Sousse. Les week­ends, mon groupe d’enseignant.e.s explorait tout le pays, et on a fini par visiter le désert du Sahara sur des chameaux et on a passé la nuit dans le désert sous les étoiles. Le lendemain matin, quelques personnes, y compris moi, avions prévu d’assister à un concert à El Jem.

Tempête de sable

À El Jem, nous avons essayé de trouver le concert avec notre ami tunisien, Aziz. Nous l’avons trouvé facilement et le concert a commencé. Mais après cinq minutes de musique italienne,des gouttes de pluie nous ont mouillé.e.s. Puis, la pluie s’est arrêtée et a laissé place à une tempête de sable. Les musicien.ne.s se sont arrêté.e.s pour attendre la fin de la tempête. Entretemps, mon amie et moi avions essayé de ne pas nous endormir. Mais la nuit venait de tomber. La tempête de sable a fini par tomber et la musique a repris. Honnêtement, je me suis endormie très vite après la fin de la tempête de sable. Quand le concert s’est terminé, mes ami.e.s m’ont réveillée et nous avons tous marché à la gare pour rentrer à Sousse.

“Le conducteur a essayé de semer la police”

Plus tard, nous sommes rentré.e.s à Sousse. Même les Tunisien.ne.s dormaient profondément. J’étais avec un groupe de 9 personnes, et à Sousse, il y a des taxis collectifs qui doivent transporter au maximum 8 personnes. Mais, notre ami Aziz a convaincu le conducteur de nous prendre tou.te.s. Nous nous sommes assis.e.s calmement dans la voiture jusqu’à ce que nous entendions des sirènes de police. La police savait qu’il y avait trop de personnes dans le taxi. Notre ami Aziz a sauté hors du véhicule alors qu’il était en mouvement. Le conducteur a essayé de semer la police, mais en vain. La police a vérifié tous les passeports et quand ils ont réalisé que nous étions en règle, ils ont proposé de conduire certains d’entre nous à la maison, et le reste pouvait rentrer en taxi. Alors, deux amis et moi avons été ramené.e.s par les policiers tunisiens. À la fin, un policier m’a dit, en anglais,« J’espère que tu passeras une bonne nuit » et j’ai répondu, en arabe, « Merci pour ta grâce, » et nous sommes parti.e.s, laissant le policier derrière avec un grand sourire en réponse à mes exploits dans sa langue maternelle.

Fiona Hubbard

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


css.php