La révolution burkinabé 35 après

Que peut-on apprendre de l’héritage de Thomas Sankara?
Lors d’une visite en Centrafrique, un économiste de la Banque Mondiale a demandé aux dirigeants quel est le pays dont le modèle les inspire pour améliorer leur nation. Il a été choqué quand tous lui ont répondu «le Burkina Faso». Pourquoi ont­ils choisi un pays africain qui est aussi économiquement pauvre ?
On trouve la réponse dans La Révolution démocratique et populaire, qui a fêté son 35ème anniversaire samedi dernier, le 4 août. Son leader, Thomas Sankara, connu comme «Le Che Guevara africain», a changé le rapport qu’avait le citoyen avec l’État. Avec la devise «oser inventer l’avenir», il a donné un nom africain à son pays et amélioré la situation économique, la santé et le droit des femmes.

Assurément Sankara n’a pas été démocratique au sens occidental. Les Comités de défense de la révolution (CDR),qui ont été créés pour retirer les pouvoir féodaux aux chefs traditionnels, ont été comparés à la Terreur de La Révolution française. Est­ce correct qu’on le célèbre ?

Malgré les CDR, l’impact positif de la révolution et la découverte qu’un avenir différent est possible, est indéniable. Peut­ être, il aurait été préférable qu’il soit connu comme «Le Paul Kagame de la gauche», en référence au despote éclairé rwandais.

Pedro Henrique L. do Nascimento

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