Billy Bumgardner, tennisman aux portes du top 1000 mondial

Étudiant en deuxième année de Master, Billy Bumgardner était aux portes du monde professionnel de tennis. Aujourd’hui, il se concentre sur ses études de droit international.

Il a beau avoir battu des anciens du top 100 comme le Sud-Africain Wayne Ferreira, mais rien n’y fait : la première chose qui vous frappe quand vous rencontrez Billy Bumgardner, c’est sa modestie, une qualité très appréciable chez un sportif de haut niveau. Initié au tennis dès l’âge de 7 ans, l’étudiant en deuxième année de Master à l’École de français ne s’attendait pas vraiment à arriver un jour aux portes du top 1000 mondial.  Et ce qui est intéressant, c’est la façon dont il est tombé dans ce milieu. “Mon père est avocat international, et son travail faisait que l’on devait déménager très souvent quand j’étais petit. Je voulais faire du sport, et mon choix s’est fixé sur le tennis, car premièrement, c’est un sport individuel, donc je n’avais pas besoin de me réadapter à une nouvelle équipe et, deuxièment, c’est un sport pratiqué dans beaucoup d’endroits dans le monde”. Vivant aujourd’hui en Belgique, le jeune homme de 26 ans a changé 13 fois d’adresse, avec des passages en Croatie, en Allemagne et aux États-Unis. On comprend mieux ses explications.

24h par semaine

Talentueux, Billy enchaîne les clubs dans différents pays. À l’âge de 15 ans, il intègre la Justine Henin Academy à Louvain-la-Neuve, en Belgique, puis celle de Stan Smith, basée en Caroline du Sud. “Là-bas, ça devenait vraiment sérieux. Je jouais 24h par semaine au tennis. Je ne voulais pas forcément devenir professionnel, mais disons que cela restait fortement ancré dans ma tête”. À la fin du lycée, il est classé deuxième meilleure recrue dans l’État de Louisiane. Ses performances ne passent pas inaperçues, et Billy se fait repérer par l’entraineur de l’Université du Nevada. “Je jouais tous les jours. C’était des entrainements intenses, mais j’aimais beaucoup ça. Il fallait gérer les cours en même temps, ce qui n’était pas toujours facile, mais l’Université travaille avec toi pour t’aider avec des aménagements spéciaux”.

Avocat international

Au top de sa forme, le Nouvelle-Orléanais participe à plusieurs tournois notables, comme le Belgium F5 Futures (où il atteint les quarts de finale en double, NDLR), et plusieurs compétitions du même calibre en Égypte. Arrivé dans le top 200 belge, une  fracture de la cheville freine le tennisman lors de sa dernière saison au Nevada, qui, pourtant, parvient à garder la tête haute. “Je n’ai pas de regret par rapport à une possible carrière sur le circuit pro. J’ai réussi à jouer à un niveau qui me satisfaisait, et ça me va très bien. Je joue encore beaucoup aujourd’hui, car le tennis me clarifie l’esprit quand j’en ai besoin. Maintenant, je me concentre sur mes études d’avocat plus qu’autre chose”. Comme son père, Billy aspire à travailler dans le milieu du droit international. Titulaire d’un bachelor en justice pénal et d’un bachelor en français avec un mineur en communication, le tennisman doit attendre encore deux ans avant d’obtenir son diplôme de l’Université Catholique de Louvain. “Il me reste encore un peu de chemin à parcourir. Après mon diplôme, je pense faire un JD (Juris Doctorate) pour pouvoir ensuite passer le barreau. Mon plan serait de rejoindre les garde-côtes militaires pour travailler dans le milieu du droit migratoire. Mais bon, je garde aussi le droit du sport dans un coin de ma tête… On verra ce que l’avenir me réservera”.

Connor Owens

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