Diondra Musgrave : “J’ai travaillé sur cinq campagnes électorales”

Diondra Musgrave, étudiante de niveau 200, est une femme politique qui a dirigé plusieurs campagnes électorales. Au cours de son travail, elle a été amenée à rencontrer des personnages publics importants, comme par exemple Barack Obama.

La Gazette : tu as déjà travaillé sur cinq campagnes électorales. Quand as-tu découvert le monde du militantisme ?

C’était par accident. Lors de ma dernière année à l’université, on m’a invitée à rejoindre un groupe de campagne électoral étudiant. C’est comme ça que tout a commencé.

La Gazette : Est-ce que tes études à l’université étaient déjà liées à la politique ?

Oui. Je me suis spécialisée dans les Affaires Internationales et la gouvernance mondiale. Pour cette spécialisation, je devais apprendre une langue étrangère et voyager dans le pays. Au début j’étudiais l’arabe et j’étais censée partir en Égypte, mais c’est à ce moment-là que la révolution a éclaté et que j’ai été obligée de changer de langue. J’ai donc fait un séjour linguistique de deux semaines en France pour vali­der mon diplôme.

La Gazette : Peux-tu me dire ce que tu as fait après l’université ?

J’ai travaillé sur cinq campagnes électorales, comme par exemple celle du sénateur Mark Warner, ou du représentant du Congrès Anthony Brown. J’ai décidé par la suite de venir enseigner l’anglais en France avec le TAPIF (Teaching Assistant Program in France). Je voulais avoir de l’expérience à l’étran­ger. C’était une expérience très différente du monde de la politique mais cela m’a permis de préciser mon projet professionnel. Cela m’a fait réaliser que l’éducation est au centre de la politique et que j’aimerais intégrer les questions éducatives dans mon travail.

La Gazette : Toi qui connais bien les campagnes électo­rales américaines, qu’as-tu pensé des élections présidentielles en France ?

C’était très intéressant car j’étais en France pendant la période électorale. C’est très différent, il y a beaucoup moins de publicités et de débats télévisés. J’étais surprise de voir qu’il y avait un temps de parole contrôlé par une institution indépendante.

La Gazette : Dans quel contexte as-tu rencontré Obama ?

C’était à l’université. J’étais à la tête d’un mouvement étudiant qui faisait campagne pour lui. Notre rôle était de convaincre les électeurs de s’inscrire sur les listes électorales. Un jour, nous avons été invité.e.s à une réception avec le président.

La Gazette : Tu as rencontré Obama lors de ta première campagne ?!

Oui c’est ça. [rires] C’était pas mal !

Propos receuillis
par Julie Sénat

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