Elizabeth Anne Hill, amoureuse de la langue française

Étudiante en Master depuis 2017, Elizabeth Hill est professeure de français et d’espagnol dans un lycée de Grand Rapids, dans l’État du Michigan. Elle nous raconte ici son amour pour le français, ainsi que son expérience à Middlebury. 

Elle connaît l’École de français comme sa poche. Depuis trois ans maintenant, Elizabeth Hill suit le programme de Master ici à Middlebury College. Amoureuse du français, elle a toujours su ce qu’elle voulait faire de sa vie : professeure de langues. “Je faisais partie de ce groupe d’enfants qui adorait l’école quand j’étais petite. Enseigner, c’est quelque chose que j’ai toujours voulu faire”.  Avec une mère professeure d’anglais, la Michiganaise d’origine avait une  forte source d’inspiration. Le français, lui, arrive plus tard dans l’histoire. “Dès mon premier cours au lycée, j’ai eu un coup de foudre pour cette langue. Je n’avais qu’une envie : être capable de construire tout un tas de phrases différentes”. Après un voyage scolaire en France organisé par son lycée, la question ne se pose plus. Beth s’inscrit à Michigan State University pour étudier le français en majeur, et l’espagnol en mineur. Son certificat de professeur en poche, la diplômée s’envole pour Louviers, en Normandie, pour 9 mois de TAPIF (Teaching Assistant Program in France). “C’était vraiment super.  Peu de monde parlait anglais, alors j’étais vraiment obligée de ne parler que le français. Ces 9 mois m’ont beaucoup apporté”. 

Middlebury College

De retour aux États-Unis, Elizabeth décroche un emploi de professeure de français et d’espagnol, au collège d’abord, puis au lycée, toujours dans l’État du Michigan. Elle hésite à approfondir son savoir du français et du monde francophone avec un nouveau Master, avant qu’une ancienne étudiante de l’École de français ne l’en convainque. “J’y songeais depuis quelque temps, mais j’hésitais à cause du prix et surtout, je ne pensais pas avoir le niveau. Mais une collègue à moi a réussi à me convaincre. J’étais ravie d’être acceptée. Et quand j’ai su que j’allais avoir une bourse de la fondation Betty Ashbury Jones… vous n’imaginez même pas ma joie!”. Étudiante brillante, Elizabeth s’adapte rapidement au rythme de l’été, et très vite, l’École de français devient en quelque sorte son deuxième chez soi. “C’est une expérience assez singulière. En Master, on a la chance de pouvoir retrouver tou.te.s les étudiant.e.s que l’on a vu.e.s l’année d’avant. Petit à petit, on connaît un peu tous les recoins de la région, donc on trouve toujours de quoi faire les week-ends. En fait, l’École de français, c’est un peu notre deuxième maison. On se connaît tous, et quand on revient chaque année, on a l’impression de ne jamais être parti.e.s”. 

Confiance en soi

Consciente de ses progrès en français depuis son arrivée, Elizabeth salue l’engagement d’honneur, et, surtout, l’idée de l’immersion totale des Écoles de langues de Middlebury. “Avant de venir ici, je ne pouvais pas lire un livre français en entier. J’avais un peu peur de parler aussi, par crainte de faire des fautes. Maintenant, je n’hésite plus, je me sens confiante. J’apprends tous les jours, sur le terrain de foot ou à Proctor. C’est ça que j’aime : ici, l’apprentissage vient de partout, pas seulement des cours, et c’est toute la force du programme”.

Connor Owens 

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