Michael Go, jazzman de l’École de français

Étudiant au niveau 2.5, Michael Go est jazzman et professeur de musique. Il se produira au festival Haïti en Folie ce week-end à Montréal et apprend le français pour obtenir son statut de résident.

L’histoire d’un musicien est forcément née quelque part. Celle de Michael Go n’est pas le récit classique des parents qui ont transmis la passion aux enfants, puisqu’il est “le seul musicien” de sa famille. Mais ces derniers y sont quand même pour quelque chose. “Mon père a beaucoup travaillé en Afrique du Sud. Quand j’avais 10 ans, il avait rapporté des albums locaux à la maison. Je pense que c’est cela qui m’a fait basculer dans cette passion pour la musique”. Très vite, l’enfant de Chevy Chase (Maryland) penche pour la guitare. Au lycée, il monte un groupe de rock progressif avec ses camarades de classe, avant de tomber amoureux de son style de prédilection. “Le jazz, c’est un style que je n’ai découvert qu’au lycée. Je ne savais pas que j’en ferai mon métier”.

Université de McGill

Engagé dans des études d’Histoire Militaire à l’Université de Maryland, Michael délaisse la formation pour se consacrer à ce qu’il aime vraiment. En 2012, il parvient à rentrer à McGill à Montréal. “J’ai entamé une licence de “jazz performance”en guitare. En parallèle, je prenais des cours de jazz manouche, un style qui vient des communautés gitanes”. Après cinq années d’études, le musicien obtient son diplôme. Professeur de guitare classique, le Montréalais élargit sa palette de compétences et apprend le tambour, plus précisément de tradition haïtienne. Il prépare également depuis quatre ans un EP (Extended Play) un peu particu­lier. “C’est un projet qui me tient à coeur. C’est un peu un mélange  de toutes les influences que j’ai pu avoir au cours de ma vie. Il y a de la guitare, acoustique et électrique, de la basse, des percus. J’ai fait cela avec plusieurs amis de longue date, et maintenant, on touche bientôt à la fin, donc c’est très excitant”.

Festival Haïti en Folie

Depuis plusieurs années, Michael enchaîne les performa­ces aux différents festivals de sa ville. Un bonheur pur pour le Montréalais. “J’ai eu la chance de pouvoir jouer avec des amis au festival Osheaga, et aussi à Pop Montréal. C’est souvent avec des groupes différents. Ce week-end, je vais jouer au festival Haïti en Folie avec mon groupe Rara Soley. C’est ma petite famille montréalaise, alors cela sera forcément un plaisir. Il y aura aussi des étudiant.e.s du programme de Middlebury à ce moment-là, puisqu’il y a le vo­yage à Montréal en même temps! C’est assez fou”. 

À l’École de français, Michael espère apprendre rapidement la langue pour réussir son exa­men d’immigration à Montréal où un niveau B2 est requis. “Je n’ai étudié que deux mois le français avant de venir ici, donc c’est un peu compliqué ! (rires). Mais c’est un programme vraiment génial. Alors, je croise les doigts!”.

Connor Owens 

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