Richard Becker : ”Je ne remarque pas de séparation entre moi et les autres”

Richard Becker est un étudiant de master de l’École française. de Middlebury College. Il était déjà venu ici en 2015 en niveau 300.

Comment as-tu entendu par­ler de l’École de Middlebury?

Il y a 4 ans, je suivais des cours à l’Université de Québec à Trois Rivières avec l’organisation “Road Scholar” qui dirige des programmes pour les personnes d’un certain âge quand une femme m’a parlé de ce programme. Donc, je suis venu à Middlebury en 2015, au niveau 300. J’ai décidé de revenir parce que Louise, une amie que j’ai rencontrée dans un cours de phonétique à l’Alliance Française en Floride, a aussi décidé de venir.

Pourquoi le français?

J’ai fait le Corps de la paix au Nicaragua de 2009 à 2011, et quand je suis rentré en Floride, j’ai décidé d’apprendre une troisième langue. Donc, je voulais apprendre l’allemand parce que ma petite fille le parle. Mais je n’arrivais pas à trouver de cours. L’Université de Floride en offrait des gratuits, en français et en espagnol, encore pour les personnes d’un certain âge. Comme je parlais déjà espagnol, ma femme et moi avons commencé le français ensemble.

Qu’est-ce que tu as fait dans ta vie professionnelle?

À la fin des années 70, j’étais avocat. J’avais besoin d’un changement d’air, et dans les années 80, j’étais restaurateur dans une épicerie fine. Encore une fois, je suis revenu au droit et je le pratiquais à la cour d’appel au Nouveau Mexique. J’y ai également créé un programme de médiation. Ensuite, comme je viens de le dire, j’ai rejoint dans le Corps de la paix il y a 6 ans. Ma femme et moi, nous avons fait un mélange de travail dans l’agriculture et dans les petites entreprises.

Contrairement aux étudiants qui sont ici à des fins universitaires, comment décrirais-tu ton expérience à l’École pour toi qui ne fais ça que pour le plaisir ?

Tu sais, en 2015, je me sentais un peu isolé parce que j’étais dans un groupe de 11 jeunes femmes. Mais en même temps, j’ai rencontré 3 jeunes personnes avec lesquelles je suis toujours en contact. Je vais rendre visite à un ami qui est dans le Corps de la paix au Lesotho en Afrique. En général, tout le monde ici me souhaite la bienvenue. Je ne remarque pas de séparation entre moi et les autres. Avec les personnes que je vois ici à l’École française, je peux dire que l’avenir est entre de bonnes mains.

Shannon Muscatello

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