Un feu de camp pour se détendre

En me levant samedi matin, je me suis sentie un peu triste. Une centaine d’étudiants et 4 assistants étaient partis à Montréal. Allait-on s’ennuyer ? Pas de folle soirée à McCullough, moins de monde à la cafétéria, et du tutorat à tire-larigot. À 19h45, j’attends les étudiants devant le Château avant d’aller à la Ferme Biologique. Seule Julia est là, accompagnée de l’éternel Charles Frankel. « Ils viendront plus tard », me dit-il en lisant la déception sur mon visage. Je ne suis pas convaincue, mais le chemin pour se rendre au jardin offre une vue si époustouflante qu’il me fait oublier ma déception.

À l’horizon, le soleil couchant illumine la chaîne des Adirondacks et une brise légère souffle sur nos visages. Skeena nous rejoint sur le chemin. On est bien finalement. Pas besoin d’être nombreux pour passer du bon temps.

“guimauve, crackers, chocolat et longues piques de bois”

À notre arrivée au sommet de la petite colline, six étudiants sont déjà là. On jase, on s’émerveille sur la beauté des lieux et je finis par sortir l’attirail pour une parfaite soirée autour d’un feu de camps : guimauve, crackers, chocolat et longues piques de bois. Mais à mesure que le temps passe, des vagues de personnes nous rejoignent et on commence à se sentir serrés autour du feu. Étudiants et professeurs se rencontrent pour la première fois : « Je te croise toujours à Proctor mais on ne s’est jamais parlés. Comment tu t’appelles ? ». Kyle joue de l’harmonica.

A minuit-trente nous sommes obligés de demander à tout ce petit monde-là de bien vouloir partir. Nous sommes tous partis, le baume au cœur d’avoir vécu une si chouette soirée.

Julie Sénat

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