Vendredi soir, le moment où l’on mériterait du plaisir après une semaine de travail, je jette un œil sur les pages de Netflix en hésitant sur ce que je vais regarder. Voilà que je clique sur un film au hasard. Quand le film se termine, j’ai envie de faire autre chose de plaisant. Mais quoi ? Un autre film peut-être. Alors, après un deuxième film, je trouve que je me suis piégé dans un cercle vicieux de « chercher du plaisir et finir par de l’épuisement ». Je ne peux rien faire d’autre que fixer le mur en étant accablé et perdu.
Je pourrais faire autre chose, comme aller à une fête, jouer à un jeu de société, etc. Mais : si on mettait une autre activité au lieu de regarder un film dans le premier paragraphe, cette histoire épuisante serait encore valable.
Il semble que le pire épuisement de l’esprit ne découle pas du travail dur—mais du plaisir de se divertir, dont le but est de relaxer. Si vous n’êtes pas d’accord avec ce paradoxe, vous n’avez pas besoin de continuer à lire.
Qu’est-ce qui se passe ? Est-il possible d’être heureux et décontracté ?
Prenons encore « regarder un film » comme exemple. Plusieurs recherches prouvent que cette activité fait que le cerveau libère des produits chimiques (dopamine notamment) qui ont des effets similaires à ceux des drogues. On profite de la joie temporaire avant de plonger dans la douleur. Brièvement, on prend des petites drogues quand on cherche du plaisir.
Je n’écris pas cet article pour prescrire une méthodologie du bonheur, mais pour vous faire réfléchir à cette question : le plaisir de se divertir nous mène-t-il au bonheur durable ? Sinon, qu’est-ce qu’on fait ? La question reste ouverte.
Tianzhi Li (Lambus)
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