
Un siècle. 100 ans. 800 bougies. Mais combien d’étudiants ? Ce samedi 16 juillet, nous fêtions la séculaire mais inébranlable volonté de l’École française de continuer à lancer ses élèves à la découverte d’une langue étrangère. Cela vous semble peu de chose ? Et pourtant.
Samedi, vous avez dîné ensemble, assis sur des chaises disposées en cercles, discuté les uns avec les autres, tout en partageant un repas commun spécialement préparé pour l’occasion, et servi face au Château.
Puis vous vous êtes réunis autour des bougies reproduisant un ciel qui ne sera visible que dans un siècle.

Enfin, vous avez dansé. Presque tous les âges étaient présents, car on le sait : on apprend à tout âge, à 10 ans comme à 100 ans. Et c’est une leçon que l’École française a bien retenue. Chaque année, chaque équipe qui se succède profite des erreurs et des réussites de celles qui les ont précédées. Comme vous, nous changeons, comme vous nous grandissons.
Et quel apprentissage avec une telle diversité ! Beaucoup d’entre vous sont citoyens américains, d’autres sont Canadiens, certains viennent d’Asie, d’Afrique, d’Amérique centrale ou latine. Tous parlent une nouvelle langue : le français, et s’ouvrent non seulement les portes de la France, mais celles du Québec, de la Belgique, du Sénégal, des pays du Maghreb et bien d’autres pays du continent africain. Parler le français vous permettra aussi de communiquer dans l’île Maurice, à Madagascar, et tant d’autres endroits. Sur chaque continent, vous trouverez quelqu’un que vous comprendrez, et de qui vous pourrez apprendre.

Alors même, quand il vous semble que tous vos efforts sont vains, quand il vous semble que vos rêves et aspirations se noient dans la vaste réalité qui vous entoure, quand il vous semble impossible de faire une différence, souvenez-vous que ce qui paraît impossible aujourd’hui sera peut-être une évidence demain. Car si le passé est un roc inamovible et le présent un instant trop court, l’avenir, lui, est une promesse permanente.
Alex Crémieu-Alcan
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