Une question épineuse : l’accent
Délicat, brûlant, amusant, charmant, le sujet de l’accent ne laisse jamais indifférent à l’École française. Qu’ils soient débutants, intermédiaires ou avancés les apprenants de français remarquent rapidement que tous les natifs francophones ne parlent pas le même français ; certains parlent très vite, d’autres étirent leurs voyelles ou ont la consonne généreuse.
Les sons et les tons…
Mais le futur francophone aimerait savoir : « quel accent dois-je adopter ? Je dois dire « dimanche » ou « dzimanche » ? J’ai même parfois entendu « dzzimaaonche » Qui dois-je écouter ? Ma « prof » de phonétique ou bien le francophone avec qui je dîne (ou je soupe, pour ajouter à la confusion) ?” De quoi en perdre son latin! La question de l’accent tracasse parce qu’elle exacerbe toutes les différences qui créent un besoin de compartimenter, de hiérarchiser.
Une seule leçon à retenir
D’où vient l’idée qu’il y aurait un français “standard” –qui n’existe pas, d’ailleurs– et que les autres en découleraient, en seraient des variations. Alors, comment choisir puisqu’il y a tant de façons de dire « dimanche » ? Cela importe bien peu. Il suffit de s’ouvrir, d’observer, d’essayer et surtout, SURTOUT, de profiter dudit dimanche.
Michel Gagné
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