Se faire des ami.e.s dans une langue étrangère, c’est comme tomber sur un ours en forêt. Allez-y avec prudence.
Voici 5 conseils pour y parvenir :
1. S’il y a une personne, « un ami potentiel », qui est sur la route, arrêtez-vous ! Ne faites pas de mouvements brusques. Les personnes pendant la première semaine à Middlebury sont fatiguées et dépassées. Tous leurs sens sont en alertes. Tout le monde est comme les mères ourses, « les plus dangereuses ».
2. Cachez-vous doucement dans votre lieu sûr. Peut-être derrière un arbre. Quand vous êtes là, vous devez utiliser vos yeux de lynx pour vérifier le pin’s bleu avec « FR ». Quand vous l’avez vérifié, vous pouvez sortir. Marchez doucement vers votre ami potentiel. Faites de grands mouvements avec vos mains et vos bras pour l’intercepter. Au lieu de parler avec votre voix normale, il est nécessaire de faire beaucoup de bruit. Je vous suggère de crier tout simplement : « français ? français ? » pour vous présenter.
3. Alors, ne vous inquiétez pas si la personne paraît surprise ou effrayée. Ce n’est pas nécessairement le cas. C’est seulement qu’elle n’a pas encore fait de connexions humaines dans cette langue étrangère. Elle n’est pas habituée à parler avec les gens. Allez-y !
4. Si vous êtes à moins de deux mètres d’elle, arrêtez-vous. Évidemment, comme lorsqu’on communique avec un ours, il n’y a pas grand-chose à dire. L’ours ne parle pas la même langue que vous, et cette personne non plus. Abandonnez l’espoir de connaître les autres avec des mots. Vaut mieux perdre espoir que d’échouer. Le plus tôt vous tiendrez compte de ce conseil, le plus vite vous serez préparés.
5. Faites d’intenses contacts directs avec les yeux et essayez de parler avec les pupilles. Vous vous rendez compte que c’est impossible. Les pupilles sont des points sans expression. Elles sont des trous vitreux sans fin. Laissez-vous au désespoir et renoncez au but de créer des vraies amitiés.
PS – C’était une blague ! Toutes les personnes à Middlebury sont très sympathiques. Je ne me suis pas encore laissé aller au désespoir. Mais on va voir…peut-être dans trois semaines…
Anne Gross
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