Madeleine, co-fondatrice de l’organisation “Four girls for families”

Four girls for families existe depuis 2011.

Étudiante au niveau 200 cet été à Middlebury, elle y fait aussi une licence d’anthropologie, de sociologie et de santé globale durant l’année.

Salut Madeleine, pourrais-tu nous présenter ton organisation ? 

L’organisation s’appelle Four girls for families et a été créée en 2011. Au départ, nous étions quatre filles dans cette aventure, Rae, Emmy, Eloise, et moi. Les plus âgées, c’étaient Rae et moi, et nous avions 11 ans. Nous habitions toutes dans le même quartier à Long Island. Puis, avec les années, Sam et Amelia nous ont rejointes. Nous nous sommes unies pour créer cette organisation dans le but de travailler sur une cause qui nous touche particulièrement : l’accès à l’eau potable.

Comment est-ce que vous avez eu l’idée de ce projet ? 

Les parents de Rae et d’Emmy travaillaient au Cambodge. C’est durant cette période qu’elles ont été frappées par les conditions sanitaires précaires dans lesquelles vivaient certaines familles sur place. A leur retour aux USA, elles nous ont fait part de cette expérience, et à partir de là, nous avons commencé à mener des recherches sur le sujet. Nous avons alors appris que l’eau insalubre était la principale cause de ma­ladie dans le monde, et que c’était la première cause de mortalité infantile au Cambodge.

Quels projets avez-vous pu mener ? 

Nous avons mené plusieurs projets. Nous avons par exemple distribué 3000 filtres au Cambodge qui ont permis à des familles de filtrer leur eau à travers un pot en argile. L’infiltration tue les bactéries et rend l’eau potable. Un autre projet a été la création de fermes durables grâce aux subventions que nous avons obtenues de Rotary International. De plus, nous avons financé la construction de plus de 20 puits, et aussi de deux écoles primaires avec des puits pour les élèves. 

Comment avez-vous procédé pour la collecte de fonds ?

Nous avons récolté l’argent par divers moyens. Tout d’abord, nos premiers donateurs étaient les habitants de Long Island, qui, touchés par notre cause, y ont contribué. Puis, chaque année, le 4 juillet nous donne l’occasion de participer au marché d’artisans locaux où nous vendons des œuvres réalisées par nos soins. Nous vendons aussi parfois certains objets que nous ramenons de nos voyages – ces objets étant des créations artisanales de femmes cambodgiennes. Le pop-up store que nous possédons à Belport (Long Island), est aussi une source financière. Enfin, nous rece­vons régulièrement des subventions de Rotary International.

Aujourd’hui, l’organisation prend un nouveau chemin. Pourrais-tu nous en dire plus ? Qu’est-ce qui va changer ? 

Rae et moi (tout comme les autres membres) avons grandi depuis la création de l’organisation. Nous sommes aujourd’hui étudiantes, et cela modifie forcément notre vision du monde. D’abord, nous ne sommes plus de petites filles, donc nous voulons désormais lui donner une autre identité. Concrètement, cela passe par un nouveau nom “The Water Movement” et de nouveaux projets. Nous sommes également plus sensibles aux problèmes d’accès à l’eau à Long Island même, problèmes causés par des déchets présents dans l’eau et entraînant des maladies chez les populations défavorisées. 

Qu’est-ce que l’on pourrait vous souhaiter pour les années à venir ?

Nous voudrions étendre notre orga­nisation à d’autres villes. Cela passe entre autres par le financement de projets, et aussi par des campagnes de sensibilisation à l’épuisement de l’eau sur Terre. Les changements climatiques rendent cette crise encore plus grave, et il est temps que nous comprenions à quel point l’eau est précieuse !  

Propos recueillis par 

Fariha Reza

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