Quand j’étais petite ma tête restait toujours avec le ciel
Mes pensées entraient dans les vagues blanches de coton
Ici mon cœur et mon esprit se sont réunis comme un éclair
Après de nombreuses années, il y a eu un orage
Lentement, il a accumulé les particules de tout le monde, partout
Le moment venu
Il a laissé échapper ses eaux créatives sur la terre.
Ici, sur la terre dure a poussé une fleur, timide mais ouverte
Elle s’est partagée avec les abeilles
Elle a écouté la musique de la terre et du ciel
Tout allait bien, pas de soif, pas de faim, rien
Mais un jour, un homme est arrivé
Prêt à la couper sans se soucier de son existence.
Il est venu avec des outils et des graines
Les plans d’un grand jardin
Des lignes droites
Des couleurs vives
Il fera son petit bout de terre comme les jardins de Versailles
Belle, soignée, apprivoisée
Elle est devenue nerveuse
Elle s’est repliée sur elle-même
Elle a eu peur de son destin
Elle savait qu’elle risquait de ne pas exister
Mais, elle a tenté sa chance avec l’aide du vent et d’une abeille amicale
Elle a ouvert ses pétales et montré ses couleurs
Elle a laissé le vent porter son odeur, parfumée, agréable
Elle pensait que peut-être, s’il me voyait …
… s’il me sentait …il me garderait et m’élèverait
Et, oui … grâce à son courage et à sa volonté, l’homme la trouvée agréable
Il s’est occupé d’elle, lui a donné ce qu’elle n’avait pas
Il lui a donné de l’eau quand les éléments étaient trop forts,
Ill a planté de nouvelles graines autour d’elle
Avec son aide, elle s’est épanouie, plus vivante …
Moins effrayée de faire partie du jardin
Le vent la fait-il encore se plier ?
Bouge-t-elle encore maladroitement dans le calme ?
A-t-elle encore besoin de l’aide de l’homme de temps en temps ?
Oui, oui … oui … ben oui !
Aujourd’hui, s’il s’absente un jour ou même une semaine cette petite fleur qui vit comme une plante aux racines solides, prête à s’épanouir pendant les nombreuses années à venir
Angela Miller
Laisser un commentaire