Qu’ont pensé les étudiants de leur première semaine à l’École française ?

Mickael et Barbara

Nous voilà proche de la fin de la semaine et les étudiants ont totalement adopté le rythme de l’École française. Curieux, nous sommes partis à la rencontre des étudiants pour savoir comment s’est passée ce que l’on pourrait appeler leur semaine d’intégration. Car le rythme, d’emblée, a été soutenu. Une arrivée massive Plus de 140 étudiants se sont installés dans les dortoirs d’Allen et de Battell en une journée. Après une courte soirée pour apprendre à se connaître un peu en anglais, il leur a fallu commencer à parler le français non-stop dès le lendemain. Toute la matinée, ils ont défilé dans les salles du Château pour que soit évalué leur niveau de français, puis c’est une suite de conférences ayant pour but de leur présenter l’équipe éducative et le campus qu’il leur a fallu digérer. Malgré un rythme soutenu donc, ils se sont rapidement mis dans le bain, comme en témoigne Barbara, 27 ans, qui nous vient de Toronto. “Nous sommes ici depuis une semaine et ça s’est très bien passé”, nous dit-elle. “Tout le monde a été très gentil avec nous. La transition de l’anglais au français a été un peu difficile mais avec le soutien et l’assistance de tout le monde ici, ça s’est bien passé.” En arrivant, Barbara était de niveau 4 et ce niveau a été confirmé par son entretien. Michael, lui, vient de Philadelphie et ses entretiens l’ont placé avec d’autres niveau 3. “Ma première semaine s’est bien passée”, se plait-il à dire, “Je me suis installé sans problème, tout le monde était très sympa, tout a été facile.” Quelques soucis tout de même Bien entendu, tout ne se passe pas idéalement pour tout le monde, mais l’équipe de l’École française a su répondre présent pour venir en aide à ceux qui avaient plus de mal. Une étudiante dans ce cas a tenu à témoigner en restant anonyme. “J’ai étudié à Middlebury dans les années 60. Tout le monde est très gentil. Je ne parle pas très bien et je comprends encore moins mais je ne me sens pas stupide”, confie t-elle. “J’étais là avant et maintenant il y a beaucoup de mélanges entre étudiants, assistants et professeurs. A mon époque on ne connaissait pas du tout l’équipe de l’école. Je trouve qu’aujourd’hui, c’est beaucoup plus agréable.” Son inscription n’a toutefois pas été sans anicroches, comme elle le précise. “Il y a eu des problèmes informatiques, mon mot de passe ne marchait pas, j’ai eu des difficultés avec mon autorisation pour le parking, on m’a envoyé à divers endroits.” Mais pour cette étudiante, ce n’est pas le plus important. “Je ne suis pas arrivée à obtenir mes livres pour mes cours, et j’ai peur de ne pas réussir à les avoir a temps, car dans un programme de 6 semaines, les délais sont importants.” L’équipe administrative répond présente Malgré la tension que cela suscite, cette femme courageuse le prend avec le sourire. “Heureusement, on me rassure beaucoup et je me fie à l’équipe,” assure t-elle. “A chacun de mes problèmes, il y a quelqu’un pour m’aider à trouver une solution. A mon époque, ca n’était pas le cas.”

Propos recueillis par Alex Crémieu-Alcan

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