Les après-midi où il a plu cet été, je suis resté sur la route vers le Château. J’ai attendu que les nuages se dissipent. Puis, quand le soleil est sorti, j’ai regardé avec émerveillement l’arc-en-ciel qui a émergé. J’étais si heureux que j’ai applaudi. Quand j’ai vu d’autres personnes regarder leurs écrans de téléphone, je les ai appelés : « Regardez le ciel ! C’est un arc-en-ciel ! » Quand ils ont levé les yeux et ont vu le ciel, ils ont souri comme des enfants. J’ai adoré ces moments de cet été.
Les pluies cet été ont été sans précédent dans le Vermont. Il y a eu des averses, des crues soudaines, des tempêtes, et de coups de tonnerre. La rivière Otter Creek est sortie de son lit et a endommagé le pont. C’était effrayant. Le bruit du tonnerre était terrifiant et plusieurs bâtiments ont été inondés. Quand la pluie a cessé, il y avait beaucoup de moustiques. Tout est signe de climats à venir.
Dans ces moments difficiles, les arcs-en-ciel m’ont donné beauté et joie. Je n’ai jamais vu trois arcs-en-ciel le même mois. C’étaient des arcs-en-ciel majestueux. Ils ont illuminé le ciel en traversant les vertes montagnes. Ils étaient comme des portes lumineuses : on pouvait passer sous eux dans les montagnes. Ils sont restés longtemps et ont souvent brillé jusqu’au coucher du soleil. C’était une scène qui attendait son Monet.
Mon pays, l’Inde, est célèbre pour ses pluies, ses forêts et ses arcs-en-ciel. Le plus grand poète de ma ville, Rabindranath Tagore, adorait l’arc-en-ciel et écrivait magnifiquement à son sujet. Comme tous les enfants, j’adorais l’arc-en-ciel. Mais la ville a maintenant de grands immeubles et un ciel pollué. Les arcs-en-ciel sont rares. Les arcs-en-ciel de cet été m’ont rappelé la beauté et la rage des moussons indiennes. Les pluies soudaines, l’orage, les inondations, les moustiques — tous très familiers pour moi.
Un ancien poème sanskrit, le Meghadutam, raconte le voyage d’un nuage errant de montagne en montagne. Dans le poème, le nuage porte un message d’un homme à son amant. Quand j’ai vu des nuages passer au-dessus des montagnes verdoyantes cet été, j’ai beaucoup pensé à ce poème. Je suis surpris de voir comment la nature peut relier des pays séparés par la culture et la société.
Les arcs-en-ciel, bien sûr, ne sont pas restés très longtemps. Ils ont disparu lorsque la nuit est tombée sur les montagnes verdoyantes. Pourtant, au milieu de la pluie, des nuages et des inondations, ils ont offert un cadeau de joie et de bonheur. Ce sont mes souvenirs les plus précieux de cet été à Middlebury.
Aniket De

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