L’édito de la semaine : Oksana Parafeniuk

Mon premier été à Middlebury en 2013 m’a laissé plein de souvenirs précieux, en particulier la cérémonie de remise de diplômes. À cette occasion, Clarissa Ward, journa­liste connue, a donné un discours sur l’importance des langues dans son travail qui m’a beaucoup inspirée. Elle a parlé de ses missions à l’étran­ger, et de la façon dont la connaissance des langues l’avait aidée à établir des rapports de confiance avec les gens. Par une conjonction de hasards, j’ai commencé à travail­ler en tant que fixeur avec les médias étran­gers, et en couvrant les événements troublants à l’est de l’Ukraine, j’ai une fois de plus rencontré Clarissa à Donetsk. Quelle coïncidence !

Depuis, je suis devenue photojournaliste en Ukraine, et je travaille avec les médias internationaux. Mon appréciation pour l’importance des langues se renforce dans mon travail, et dans ma vie de tous les jours. Je me rends compte que la langue rapproche les gens ayant des expérien­ces différentes et leur donne la possibilité d’établir des liens. Elle permet de partager des moments, d’écouter avec empa­thie et un esprit ouvert les autres. La langue donne envie d’aller ailleurs, de découvrir le monde et de le comprendre d’une manière plus profonde et sensible.

Vous avez survécu à plus de la moitié du programme, et n’êtes-vous pas étonné.e.s par ce changement de perception du monde à travers le français, la langue de votre aventure à Middlebury ?

Oksana Parafeniuk

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*


css.php