Escalader le Kilimandjaro, c’est vivre une expérience comme aucune autre. On peut choisir d’escalader seul ou avec un groupe mais il faur escala-der avec un guide officiel. Dans mon cas, j’ai escaladé avec un groupe d’étudiants de mon université, l’Université de George Wa-shington, grâce notamment à l’organisation Choose A Challenge. Cette organisation travaille avec les universités amé-ricaines et en britanniques afin de proposer les défis dont l’ascension du Kilimandjaro. Parmi les autres options proposées : courir dans un marathon à Barcelone, escalader le camp de base d’Everest, ou faire de la randonnée au Machu Picchu. Chaque défi est lié à une association caritative pour laquelle les étudiants récoltent des fonds. Chaque étudiant, dans mon groupe, devait amasser $3000 pour la fondation B+ (sois positif) qui aide les familles avec des enfants atteints du cancer.
En plus de collecter des fonds, il faut de se préparer pour la montée et de rassembler le matériel. Je courais et faisais de la randonnée dans un endroit vallonné pour essayer de muscler mes jambes et améliorer mon endurance. Il y avait une liste de matériel recommandé mais voici, je pense, l’essentiel : bâtons de randonnée que vous pouvez utiliser avec et sans neige, très bonnes chaussures de randonnée et chaussettes, et le plus important, les collations !
Les guides et les porteurs sauront vous mener au sommet. Pour chaque personne il y a trois porteurs, alors pour mon groupe de 20, nous avions 60 porteurs et 6 guides. Les guides et les porteurs sont parmi les personnes les plus gentilles que vous puissiez rencontrer. Les porteurs s’occuperont de votre grand sac et toutes les autres provisions tandis qu’on trainera votre sac toute la journée. Les guides vous conduiront sur la meilleure route et s’assureront que tout le monde va bien. Une des choses les plus importantes que les guides font consiste à à décider du rythme du groupe. Celui-ci est plus lent que ce que la majorité des personnes penserait, et sans les guides il est très tenant de commencer à marcher trop vite. Une phrase qu’on entendra souvent est « Pole, Pole ! », ce qui signifie « plus lentement, plus lentement » en Swahili.
Le sommet est le plus difficile. Le reste de l’ascension prend entre 6 et 8 heures par jour ,mais pour le sommet on monte pendant plus de 13 heures. La veille, on dort 3 heures et on commence la montée à 2h00. Sans le soleil, il fait très froid et le manque d’oxigène rend la montée difficile. Mais, finalement, après 4 jours d’escalade et au moment où le soleil se lève, on peut voir le panneau du sommet au loin et l’émotion qui surgit est indescriptible dans toutes les langues. Kilimandjaro est l’aventure d’une vie. On rira, pleurera, et vivra une année en une semaine. Je recommande fortement cette expérience qui change la vie de tout le monde et sans doute, cette montée était la meilleure expérience de ma vie.
Casey Sajna

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