Ben : « J’ai travaillé au sein du gouvernement libérien »

C'est très souriant et décontracté que Ben a répondu aux questions de la Gazette devant le Château

Cette semaine, La Gazette a souhaité partager avec vous l’histoire incroyable de Ben Spatz, qui a travaillé pour l’Organisation des Nations Unies et le gouvernement libérien dans le but de trouver des solutions aux problèmes que connait le pays.

La Gazette : Ben, tu as une licence en Philosophie et une en Relations Internationales. Tu détiens un master en Relations Internationales avec comme spécialisation les conflits du continent africain. Pourquoi as-tu choisi cette voie ?

Ben : Très jeune, j’ai eu la chance de décrocher un boulot en tant que reporter photographe basé surtout en Afrique, dans des pays connaissant des situations sociales compliquées. J’adorais ce travail, car je pensais que prendre en photo les injustices pousserait les politiciens à agir. Malheureusement, ça ne fonctionne pas comme ça, j’étais naïf de penser ainsi. Je voulais changer les choses, or le photographe ne peut pas intervenir, il doit être objectif. Alors j’ai décidé que je devais m’impliquer beaucoup plus si je voulais voir la situation de ces pays africains s’améliorer.

La Gazette : Qu’as-tu fais après avoir obtenu tes diplômes et arrêté ton travail en tant que reporter photographe ?

Ben : J’ai d’abord travaillé pour l’ONU après la guerre civile au Liberia. Je travaillais au ministère des Affaires Étrangères, puis au ministère des Affaires Internes du gouvernement libérien d’Ellen Johnson Sirleaf. Ensuite, j’ai été mandaté par Ban Ki-Moon auprès du conseil de sécurité de l’ONU pour le Liberia. J’étais chargé d’enquêter sur les embargos d’armes, de diamants et de bois qui ont été mis en place dans le pays.

La Gazette : Ta carrière semble bien lancée ! Mais alors pourquoi t’es-tu inscrit au programme de l’École française de Middlebury ?

Ben : Après la crise politico-militaire en Côte-d’Ivoire (2010-2011), on m’a envoyé dans le pays afin de mener les enquêtes touchant aux crimes contre l’humanité et aux crimes de guerre. Évidemment, le fait de ne pas parler le français était une barrière importante lorsque que je faisais mon travail d’investigation… C’est donc pour cela que j’ai voulu venir ici et apprendre le français.

La Gazette : Tout cela est très impressionnant ! Je ne te souhaite que de la réussite pour le futur !

Ben : Merci à toi et désolé pour mon français !*

(*Ben est au niveau 100, et je tiens à préciser qu’il a réussi à m’expliquer tout ce qui précède sans déroger une seule fois à l’engagement d’honneur ! )

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