Nicholas, le champion de ski de bosses

Cette semaine, La Gazette, interroge Nicholas Keating, skieur de bosses professionnel ayant participé plusieurs fois à la coupe du monde de sa discipline. Que de personnes extraordinaire sur notre campus !

Le skieur
Nicholas a commencé à skier à l’âge de 3 ans.

La Gazette : À quel âge as-tu commencé le ski de bosses ?

Nicholas : Mes parents m’ont initié au ski à l’âge de 3 ans, ici au Vermont. J’ai fait ma première compétition de ski de bosses quand j’avais 9 ans. À 13 ans j’ai fait ma première compétition de niveau A, c’est-à-dire une compétition incluant des athlètes d’autres États du pays. Vu que je suis du Vermont, j’ai participé à la compétition de ski de bosses de la Division Est du territoire.

La Gazette : À quelle position as-tu fini ?

Nicholas : Oula, je ne sais plus trop (rires). Il me semble que j’ai fini 6e sur 60 environ.

La Gazette : Tu m’as dit qu’à partir de tes 12 ans tu skiais au moins 6 fois par semaine pour devenir professionnel. Comment conciliais-tu études et entraînements ?

Nicholas : Mon lycée avait un accord avec mon club. Il m’envoyait les cours que j’étudiais le matin, puis j’allais skier l’après-midi. J’ai fait ça pendant 6 ans, puis une fois que j’ai obtenu mon diplôme du lycée, je me suis dédié à temps plein au ski de bosses. Je faisais des stages à l’étranger, notamment en France.

La Gazette : Quand est-ce que tu as participé à ta première compétition internationale ?

Nicholas : C’était en 2007, quand j’avais 15 ans. Je participais à la North American Cup, une compétition entre les États-Unis et le Canada. Je faisais partie des deux plus jeunes candidats qualifiés. L’autre skieur était Mikael Kingsbury, champion du monde 2013 et 2015 de la discipline.

La Gazette : Quelle est ta plus grande fierté concernant le ski de bosse ?

Nicholas : Ah, je ne sais pas trop … Si je dois dire quelque chose, je dirais ma 9e place lors de la coupe du Monde de 2013.

La Gazette : Est-ce que tu vis de ce sport ?

Nicholas : On ne peut pas vraiment vivre de ce sport, l’État le subventionne pas assez. Et de toute façon j’ai dû arrêter ma carrière à cause d’une blessure. J’ai eu plusieurs offres d’emploi en tant qu’entraîneur, donc je pense que je vais me lancer sur cette piste !

Propos recueillis par Connor Owens

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