Il était une fois un vignoble paisible du nom de Lincoln Peak. Par un beau vendredi après-midi, un groupe d’étudiantes (apparemment plus épicuriennes que leurs homologues masculins), accompagné d’un assistant valeureux, courageux et beau (et de Connor), voulurent en savoir plus sur ce lieu mystérieux. Alors que tous profitaient d’une visite agréable, découvrant les secrets de fabrication que Chris Granstrom et Charles Frankel, source semble-t-il intarissable de savoir œnologique, une vicieuse liane tenta, au détour d’un pied de vigne à l’apparence somme toute parfaitement pacifique, de s’en prendre à moi !
Le combat fut, vous vous en doutez, des plus spectaculaires. Bien évidemment, Connor le Couard ne me fut d’aucun secours. Mais malgré la fourberie du végétal vicieux, je parvins, par un acte de bravoure qui sera conté encore dans les siècles à venir, à m’extraire in extremis de son emprise étouffante avant de prendre mes jambes à mon cou.
In fine, la dégustation fut un succès rafraîchissant, et ce, malgré les efforts de ces maudits moustiques qui rôdaient, assoiffés, prêts à se délecter eux aussi d’un nectar d’une autre sorte. La conclusion de cette agréable journée fut toutefois ponctuée d’une ultime péripétie car, dans leur hâte de retourner à leurs devoirs, nos studieuses exploratrices gustatives oublièrent les verres généreusement offerts par Chris, estampillés du sceau de son vignoble. Votre serviteur, naturellement, s’empressa d’enfourcher sa fidèle monture, nommée Vande15personnes, pour s’en aller quérir le précieux butin. Et ils vécurent heureux, et burent beaucoup* de vin.
*avec modération et sans jamais, Ô jamais, tomber dans les affres de l’ivresse.
Alex Alcan-Crémieu
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