Au bal des écoles de langues

L’édito de la semaine

C’est le 106e été. Celui de l’École de français. En 1915, l’École d’allemand ouvre le bal des langues. Petit à petit, la piste de danse s’aggrandit, tout comme le nombre de danseurs et de danseuses.  Français, en 1916, espagnol en 1917, italien en 1932, russe en 1945. S’en suivent les écoles de chinois en 1966, de japonais en 1970 et d’arabe en 1982. 21 années plus tard, le portuguais arrive, rejoint très vite par l’hébreu  en 2008, puis le coréen en 2015. Enfin, l’Abenaki complète la liste des invités en 2020.

Sur la piste, les étudiant.e.s doivent respecter une règle simple, mais pourtant frustrante, parfois : danser, à leur guise et à leur rythme, mais uniquement dans la langue de leur école. C’est la beauté de ce bal. C’est la beauté de ce programme d’été. 

Pendant la soirée, un francophone rencontre un lusophone. La communication est difficile, mais très amusante. La danse habituelle est délaissée pour une autre langue, celle qui finalement est la plus répandue ici : la langue des signes. Cette dernière est d’ailleurs utilisée entre danseurs et danseuses d’une même école. C’est la force principale de ce bal : celles et ceux qui maîtrisent les pas de danse seront toujours là pour aider les débutant.e.s à se lancer, se tromper, se corriger. Car effectivement, il faut oser. Oser se lever, devant tout le monde. Affronter sa peur pour atteindre son objectif. N’est-ce pas la définition du courage ? Un courage XXL, aussi majuscule que la passion et l’envie de nos danseurs.e.s. 

Ce bal magnifique, c’est celui du courage. Mais aussi, et surtout, celui de l’admiration. Car nul n’a plus d’admiration pour vous, chèr.e.s étudiant.e.s, que nous, professeur.e.s et administration. Après tout, cette danse dure depuis 1915. Et c’est bien grâce à vous.

Connor Owens

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