L’édito de la semaine : Barbara Sicot

Tous les étés, je me fais une joie de trouver le campus verdoyant de Middlebury. Certains d’entre vous me diront: “Mais enfin, tu habites à Middlebury.Tu n’as que la rue principale à remonter, et ton campus verdoyant est là, devant tes yeux !”. Certes. Cependant, ils ratent un point essentiel. Capital. Vital : l’ambiance.

Il y a de cela quelques années, un consortium dont le nom m’échappe m’avait interrogée- ainsi que d’autres professeur.e.s- sur le secret de Middlebury. Nous avions tous répondu: Mais la magie, pardi. Nos interlocuteurs interloqués (Quiz pour les deuxième cycle; c’est une allitération) en avaient perdu leur latin. Mais qu’entendez-vous par cette expression ?

La magie de Middlebury ne s’explique pas en une seule phrase, mais par un patchwork d’images sonores et visuelles. Les professeur.e.s se transforment en étudiant.e.s et vice versa. Ce sont des conversations à bâtons rompus sur des sujets que nous n’aurions jamais abordés ailleurs; des discussions philosophiques commençant par la qualité du café à Proctor (notre belle cantine au Vermont) 😉 et se concluant par un cours de trempage de croissant (demandez à Mireille). Dieu merci, je retrouve cette magie en ligne. Donc, tout n’est pas perdu, fors l’honneur.

Barbara Sicot

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