Mes impressions de mon premier été à Middlebury

Monica Ramil vous offre une réflexion intéressante sur cette session 2020.

J’admets que j’avais un peu peur. Le programme que j’avais vu en ligne me semblait intense et intimidant. Cela faisait plusieurs années que je n’étais plus étudiante. Est-ce que je pourrais suivre un tel programme ? Est-ce que j’aurais l’endurance nécessaire pour survivre à sept semaines de cours quotidiens, des devoirs, d’ateliers extra-scolaires, d’interactions en groupe et d’événements hebdomadaires ?

Quels types de personnes allais-je rencontrer ? Est-ce qu’ils partageraient les mêmes valeurs que moi ? Le début du programme a coïncidé avec les manifestations en lien avec la mort de George Floyd et le mouvement de Black Lives Matter. Est-ce que l’université de Middlebury éviterait de mentionner ces sujets très importants ? Ou est-ce qu’ils/elles seraient ouvert.e.s à parler de ces sujets brûlants ? Aux États-Unis, il y a une très longue histoire d’éluder la vérité du passé.

Puis, le jour où tout le monde a signé l’engagement d’honneur est arrivé. Nous avons regardé la vidéo d’accueil des Écoles de langues. Armelle et Stephen ont parlé de la réalité sombre aux États-Unis et les sujets que je viens de mentionner. Ils ont partagé les convictions et les croyances de Middlebury sur ces sujets. Cette honnêteté et empathie m’ont rassurée que j’étais au bon endroit.

Les différent.e.s directeur.ice.s des Écoles de langues se sont présenté.e.s. J’ai remarqué qu’une des langues offertes était la langue autochtone, Abenaki. De plus, à la fin de la vidéo, une personne a aussi joué des instruments Abenaki. Cela a reflété l’importance de préserver les cultures autochtones et a renforcé les efforts de Middlebury pour soutenir les populations historiquement opprimé.e.s.

D’autres choses étaient réconfortantes : l’utilisation de « E.S. » à la fin des noms m’indiquait une (re)connaissance des autres genres et de la neutralité de genres, pas juste du masculin. Le respect pour les pronoms des autres et l’existence du club LGBTQ+ m’ont également plu. L’existence de toutes les ressources : les tutorats, les heures de bureau, les ateliers, et le counseling pour le Burnout m’ont permis de me sentir soutenue.

Maintenant, cela fait déjà 5 semaines depuis que le programme a commencé. Bien que je sois très fatiguée et que j’aie vraiment besoin de dormir, le programme me donne une vitalité que je n’ai pas eue depuis longtemps. Je suis très contente de rencontrer des gens qui partagent l’amour de la langue française. Je suis triste que le programme soit presque fini. J’espère que je pourrai encore faire partie de la communauté de Middlebury.

Monica Ramil

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