Michael Lemonick, ancien étudiant de niveau 300

Entretien : Étudiant à l’École française de Middlebury en 2016, Michael a fait des progrès exceptionnels en français durant son séjour ici. La Gazette souhaitait partager son témoignage avec vous.

Quelle est votre relation avec Middlebury ?

Je suis un ancien étudiant de l’École française de Middlebury, où j’ai passé l’été de 2016. J’ai 24 ans, je suis officier dans la marine nationale américaine, et je viens de finir un master de deux ans à Sciences Po Paris.

J’avais passé un an à Pa­ris avant d’arriver à Middlebury mais j’étais déçu car mon français n’avait pas atteint un niveau me permettant d’habiter et de vivre confortablement en France. J’étais frustré et assez perdu même dans une ville si internationale que Paris. Je me suis dit que je devais prendre du temps loin de Paris et améliorer mon français afin d’en profiter.

Le programme a-t-il eu l’effet que vous recherchiez ?

Tout à fait ! Je dis toujours que j’ai progressé beaucoup plus que si j’étais resté à Paris. Mes amis français m’ont ri au nez quand je leur ai dit que j’allais quitter la France pour étudier le français aux Etats-Unis, mais quand je suis rentré en France deux mois plus tard ils n’en revenaient pas ; ils étaient impressionnés !

Quelle a été la partie la plus difficile du programme pour vous ?

La partie la plus difficile pour moi était de ne pas pouvoir m’exprimer dans toutes les situations quotidiennes. Quand je suis arrivé à Middlebury, je cherchais des mots pour exprimer mes sentiments, mes réactions, ou mes idées, par exemple. C’était très frustrant et même démoralisant.

Quelle a été la plus agréable ?

Être entouré par la nature du Vermont est toujours inoubliable. Le voyage à Montréal l’était également. Mais je dirais qu’avoir l’opportunité d’apprendre la langue dans un espace où vous pouvez faire des erreurs et ne pas vous sentir embarrassé était la parti la plus enrichissante. J’ai aussi eu la chance de m’être fait de bons amis comme Julie, Connor, Alex et Carlos !

Avez-vous un conseil pour les étudiants futurs ?

D’abord, même si tout le monde vous le dit, n’ayez pas peur. Ceux qui ont progressé le plus étaient ceux qui osaient parler tout le temps, quelle que soit la situation. J’ajouterai que les professeur.e.s sont là pour vous… profitez-en et parlez-leur !

Propos recueillis par Alex Crémieu-Alcan

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