Du réalisme, du coeur et une muraille

La fiche technique
Arbitre : La Reine Elizabeth
Mi-temps : 1-1
Composition d’équipes
FRANCOPHONES : Plein de gens qui parlaient français
HISPANOPHONES : Idem mais iels parlaient espagnol
Buts : Guillaume Gibert (13e, 59e); un étudiant espagnol (23e)

Un réalisme à toute épreuve. Dans le duel au sommet de l’été, l’Ecole de français est parvenu à se défaire de la plus grande école du campus (2-1) pour une troisième année consécutive, au terme d’un match très disputé.

Des hispanophones dominateurs

Après un discours de guerrier de classe mondiale de Graham du niveau 1.5, les francophones rentrent sur la pelouse du Middlebury Olympic Stadium sous les chants des quelques 82 000 supporters venus du monde entier pour assister à la rencontre. Les étudiant.e.s de l’école d’Espagnol sont terrifié.e.s, les joueurs de Wedsley et Brahim galvanisé.e.s. Mais la fête sera de courte durée. Dès l’entame, le milieu de terrain adverse marque son territoire et domine sans partage. Privé du ballon, les francophones sont débordé.e.s, et les offensives se multiplient aux abords de la surface de réparation. La défense des Bleu.e.s tient le coup, repoussant chaque attaque. Mais le danger est proche et la situation ne peut plus durer. La lumière au bout du tunnel vient alors du banc. A peine rentré en jeu, Guillaume Gibert, alias l’homme aux souliers d’or, percute dans l’axe et décale pour Jonathan à droite. En position de frappe, le ballon d’or de middlebury 2022 envoie un missile sur la barre transversale, bien suivi par “Guigui” qui peut alors pousser la balle dans la cage (1-0, 12e). Les Bleu.e.s exultent, et l’adversaire prend un coup derrière la tête. La partie s’équilibre alors, les deux équipes se renvoyant coup pour coup. La défense francophone est solide, mais reçoit une première alerte sur une frappe à bout portant d’un étudiant espagnol qui s’écrase sur la barre. Les joueurs de Wedsley et Brahim se procurent de bonnes occasions. Mais finalement, ce sont bien les hispanophones qui marquent malgré plusieurs parades héroïques de Sam. 1-1, tout est à refaire.

Tenir et serrer les dents

Au retour des vestiaires, les francophones sont mieux en place et parviennent enfin à trouver de l’espace au milieu de terrain. Les entrées de Billy et de Rose font du bien, et les transmissions courtes sont plus fluides. Les hispanophones exploitent leur côté droit avec une superbe entrée d’Ashley (ancienne de l’Ecole de français, forcément). Mais l’adversaire fait face à une véritable muraille en défense qui ne laisse rien passer. La bataille fait rage, les minutes défilent et le public du Olympic Stadium retient son souffle. L’arbitre regarde sa montre et la fin de match approche. Mais le coeur des francophones est grand, et la volonté de victoire se traduit dans leur jeu lorsque que Billy récupère le cuir au milieu de terrain avant de lancer Guillaume, qui peut conclure avec un spectacle de dribbles devant le gardien (59e). Les hispanohones sont à terre, et l’Ecole de français peut célébrer devant son public. Sur le toit du monde (de Middlebury).

Connor Owens

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