Pourquoi vous devez écouter du punk rock pour démarrer votre journée

Est-ce que les actualités politiques vous paralysent et vous rendent malades ? Si oui, le « punk rock » va vous aider. 

Il y a une division énorme entre ma vie personnelle et ma vie politique. Dans la première, je crois en ma volonté et ma puissance. Mes amis et mes classes m’importent. J’ai des objectifs et projets. J’ai hâte d’être ce week-end.

Dans l’autre, avec les nouvelles de la crise climatique, le sens de mes objectifs personnels vole en éclats. Comment puis-je m’intéresser à aller nager ou goûter le soleil, quand les temps extrêmes ont déjà causé un déplacement énorme des êtres humains ? Comment justifier apprendre le français quand le gouvernement des États-Unis, le plus grand pollueur de l’histoire, ne peut ou ne veut faire rien ? 

Dans ma vie personnelle, il y a des terminaisons des verbes. Dans la vie politique, il y a la terminaison du monde comme nous le connaissons. Dans l’une, j’ai mes propres petits buts. Dans l’autre, j’ai la catastrophe imminente. Il y a un décalage insurmontable entre les deux mondes.

Après avoir lu l’actualité, je suis poussée à m’abandonner à l’impuissance et à la dépression. C’est plus facile d’arrêter de lire et de me cacher dans ma bulle. C’est plus facile de vivre dans l’ignorance conne mais tranquille. 

Évidemment, aujourd’hui, on ne peut pas faire ça. La crise climatique nous touche tout.es.s. Donc, il faut apprendre à joindre le personnel et le politique, et il faut le faire chaque jour. 

Écouter du punk rock est la façon la plus efficace pour le faire. 

Je ne plaisante pas. Écouter le punk chaque matin m’aide à lire les actualités. La puissance des voix m’envahit. Le bruit pure des guitares prend mon désespoir passif et le transforme en une colère active. 

La musique me donne un espace pour les réactions émotives. Encore mieux, elle me donne l’énergie pour faire quelque chose. Avec le punk, j’ai réussi à intégrer les actualités politiques avec ma vie quotidienne sans sombrer dans le désespoir.

C’est clair qu’écouter du punk n’est pas suffisant. Il faut se rejoindre des partis politiques. Il faut manifester. Il faut boycotter. Il faut voter. Mais lire les actualités et se maintenir informé.e, c’est le premier pas.

Donc, à 7h chaque matin, j’arrive à Ross ou Proctor avec mes écouteurs. Tout le monde est silencieux, calme, en train de boire doucement leurs cafés. Je cherche ma playlist « Punk Français » et je le mets en marchant. Les guitares lourdes et les cris fous battent contre mes oreilles. Je suis prête pour démarrer ma journée. 

Anne Gross

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