En cette Fête du Canada, pouvons-nous être fiers de faire partie de notre nation ?

Elliott Reichardt évoque les récentes polémiques entourant les populations autochtones.

On célèbre la Fête du Canada le 1er juillet, mais cette année, plusieurs Canadiens ne l’ont pas fêtée. Tout a commencé le 28 mai avec la découverte des restes de 215 enfants dans des tombes anonymes à côté du « pensionnat indien de Kamloops ». Suite à cela, pendant le mois de juin, les Autochtones (premières nations) ont trouvé les restes de 1000 enfants dans plus de trois sites différents du Canada. Le premier juillet, partout au Canada, des manifestations ont eu lieu contre l’église catholique, l’État du Canada, et la suprématie blanche.  Les pensionnats pour Autochtones au Canada faisaient partie d’une stratégie de génocide, mise en place par le gouvernement du Canada. Pendant le 19ème et le 20ème siècles–jusqu’en 1997–le Canada a séparé plus de 150 000 enfants autochtones de leurs familles. L’objectif était d’« assi­miler » les autochtones au Canada en détruisant leurs cultures, leurs langues, et la cohérence sociale de leurs communautés. Les écoles, qui sont censées être des lieux de sécurité et de soins, étaient en fait, des lieux de violences de tous types : physique, psychique, culturelle et sexuelle. Dans ces écoles, plus de 4000 enfants sont décédés. 

Chemin de fer “pacifique”

Cette découverte a forcé les Canadiens à se rendre compte de la véracité de plusieurs mouvements de violence. Encore notre nation est entachée par plusieurs violences, qui montre le vrai caractère du Canada. Par exemple, « le Chemin de fer Canadien Pacifique », le symbole le plus célèbre de notre nation. Construit par les travailleurs chinois, en juillet 1885, 6 ans en avance sur le programme, plus de 800 d’entre-eux sont morts. Ils ont été enterrés sous le chemin de fer et n’ont pas reçu de funérailles. Le chemin de fer qu’a symbo­liquement « uni » la nation du Canada, l’a fait au-dessus des tombes anonymes des ouvriers chinois qui l’avaient construit. Ce symbole ne pourrait pas être plus clair : la « nation » du Canada peut avoir des cultures ou des peuples différents, mais les blancs restent au-dessus des autres. 

Cette vision de l’assimilation (ou de la destruction) et de l’exclusion au profit de la suprématie blanche existe encore au Canada. Sous le regard du veul Justin Trudeau, le Québec a abrogé une partie de la constitution canadienne protégeant les droits fondamentaux des juifs et des musulmans pratiquants afin de les exclure des emplois publics et du gouvernement. En même temps, la province de Québec modifie la constitution pour se définir comme français, à l’exclusion des autochtones. Je suis canadien, comment puis-je être fier ?

Elliott M. Reichardt

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