“ Middlebury reflète la langue et la culture francophone, et pas juste la France ”

Caroline Wert - Brool Video-09

Professeure de français et étudiante en 3e année de maîtrise, Carolyn Wert vous partage son sentiment sur Middlebury et sa passion : enseigner le français.

La Gazette : Pourquoi as-tu choisi de faire ta maîtrise à Middlebury ?

Cela fait 7 ans maintenant que je suis professeure. J’enseigne le français dans un lycée à Bethlehem, en Pennsylvanie. Une collègue à moi avait fait le programme et n’arrêtait pas de m’en parler, de me dire à quel point elle aimerait y retourner. C’est vite devenu un rêve pour moi de m’inscrire à ce programme, et aujourd’hui, j’ai la chance d’avoir réalisé ce rêve.

En tant que professeure, qu’est-ce que tu es ve-nue chercher à l’École de français ?

J’ai appris la langue de façon traditionnelle, disons. Et puis, je me suis demandée : “comment ai-je appris ma langue maternelle ?”. C’est assez simple, je fai­sais des erreurs, et mes parents me corrigeaient, naturellement. J’essaie d’appliquer cela à mes cours : je veux que mes étudiants fassent des erreurs, pour qu’ils n’aient pas peur de parler. À Middlebury, avec cette atmosphère d’immersion, cette façon que nous avons tou.te.s de jouer le jeu avec l’engagement d’honneur… C’est une grande richesse. J’essaie de faire en sorte de par­ler 80-90% en français, et l’autre 10% j’explique ! (rires).

Quelles sont les forces de ce programme en-dehors de l’engagement d’honneur ?

La variété des cours est super. Les professeur.e.s sont très connu.e.s en France, au Québec, en Afrique… J’ai des professeur.e.s avec qui je reste en contact, ce sont de vraies ressources pour moi. J’adore le fait que Middlebury reflète la langue et la culture francophone, et pas juste la France. J’ai appris le français de France aux États-Unis, mais maintenant, j’ai l’habitude d’entendre les autres accents, et j’essaie justement de montrer des vidéos québécoises par exemple à mes élèves pour qu’ils soient conscient.e.s de ces différences.Je n’oublie pas aussi de parler des ateliers. J’utilise les chansons que Clémentine (Dubost, directrice musicale) m’enseigne ici, les livres qu’on me conseille. Toutes les ressources sont bonnes à prendre !

Un mot sur l’engagement d’honneur ?

C’est un défi. En fait, j’associe les ami.e.s que j’ai ici avec le français. En dehors du programme, on continue de se par­ler en français. Quand on y pense, on ne se connaît qu’en français. Je crois que la phrase : “Qui apprend une nouvelle langue acquiert une nouvelle âme” n’a jamais été aussi vraie.

Propos recueillis par 

Connor Owens 

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