Le faible, le fort. C’est moi, et c’est nous

Mohammed vous présente un poème sur son été à Middlebury.

J’entre dans l’école de français  

Le premier jour de mon orientation terminé  

Un grand sentiment d’espoir et de fierté m’a touché  

J’ai commencé à apprendre une nouvelle langue.  

Puis j’ai rencontré l’engagement d’honneur 

Il se tenait là avec toute sa gloire et sa puissance 

Je l’ai approché avec l’enthousiasme d’un enfant.  

Et il m’a embrassé à bras ouverts 

Il m’a dit que nous nous entendrions bien  

De lui faire confiance, de lui obéir 

Et c’est ce que j’ai fait 

Je n’ai parlé que le français 

J’ai ignoré tous les messages que je recevais 

J’ai même commencé à me dire bonjour au lieu de “ به‌یانیت باش” quand je me réveillais.  

Un jour, j’ai dit que ça suffisait comme ça 

J’avais besoin d’écouter la playlist qui m’aide à m’endormir. 

J’avais besoin de dire à mes sœurs que je les aime. 

J’avais besoin d’écrire mes poèmes en kurde. 

J’ai essayé d’écouter mais j’étais sourd 

J’ai essayé de crier “Je t’aime” en Kurde mais j’étais muet.  

J’ai essayé d’écrire mais j’étais illettré. 

Et je continue à vivre à l’ombre de l’engagement…

Mohammed M. Obaid Shwani

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