La musique qui fait sensation partout

Ensemble depuis 2010, le groupe A Tribe Called Red crée un nouveau style de musique amérindienne appelé Electric Pow-Wow. 

Le groupe se compose de trois membres: Ian Campeau, un anichinabé, Dan General, un

agnier, et Ehren Thomas, un cayouga. Grâce à ce formidable trio, mélangé de ces trois Premières Nations, un son bouleversant décolonise les boîtes de nuit ainsi que les listes de chansons des millions d’auditeurs.

Un son bouleversant décolonise les boîtes de nuit ainsi que les listes de chansons des millions d’auditeurs

Après avoir remarqué le manque de musique amérindienne dans les boîtes de nuit à Ottawa, en 2012 le groupe a lancé leur premier album gratuit à télécharger, A Tribe Called Red. Ce premier grand succès était suivi par Nation II Nation en 2013 et plus récemment We Are the Halluci Nation en 2016. Mais quelle est donc cette musique Electric Pow-Wow et pourquoi remporte-t- elle un tel grand succès?

La musique métissée

Selon le groupe, elle est un mélange entre la musique amérindienne et la musique électronique, “le résultat de ces deux grands genres de la musique dansante.” Cela explique probablement sa popularité au Canada, aux États-Unis et en Europe, où elle devient rapidement intégrée aux listes de chansons des DJs. Bien que l’on aime la musique dansante, les racines de ce genre sont plus profondes. Pour le membre Dan General, elle se révèle une quête profonde du sens des origines.

Une enquête profonde

Ce sentiment est présent dans le dernier album avec des chansons concernant la petite vérole (The Virus), le racisme (R.E.D.), et les difficultés quotidiennes dans la réserve et dans la ville. (How I Feel) En outre, quelques chansons proviennent des traditions musicales amérindiennes, peu connues dans le monde. La chanson “Sila” remixe, par exemple, la voix de la talentueuse Tanya Tagaq qui fait le chant de gorge inuit ou katajjaq. De la même manière, Maima Koopi présente une combinaison entre la musique des Aborigènes (surtout le didgeridoo) et les voix d’un groupe anichinabé.

Chef-d’œuvre de l’album, la chanson “Indian City” commence avec un appel traditionnel pour les danses intertribales, évoluant rapidement vers un rythme électronique qui mélange les tambours et le grass dance. Le clip musical qui montre un concours de danse entre les danseurs non-amérindiens et les danseurs amérindiens est fabuleux. Un trio formidable, dont le monde attend le prochain album avec impatience!

Juan Walsh

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