Langston Hughes a posé la question, « Que se passe-t-il lorsqu’on repousse un rêve ?»
En 1993, je rêvais d’être étudiante à Middlebury. Mais l’école ne m’a pas acceptée. Au lieu de cela, je suis allée à l’Université de Pennsylvanie. Après, mon rêve était de participer à l’École française de Middlebury pendant l’été. Mais c’était difficile de justifier cette décision ; je n’avais aucune raison d’apprendre la langue. Le temps passait et en 2008, mon employeur a acheté une agence média française. Bien que je n’aie pas étudié le français depuis plus de 10 ans, ils m’ont transférée à Paris.
Quand je suis arrivée j’ai vu – en France et en Europe – l’impact des guerres mondiales. Je me suis dit, « on ne peut pas faire cela encore une fois ». J’ai trouvé un programme de maîtrise à Paris pour étudier comment nous pouvions résoudre des conflits internationaux. J’ai commencé mes recherches en France et je les ai poursuivies avec un doctorat aux États Unis. J’ai écrit ma thèse sur le rôle du chemin de fer en France (SNCF) pendant la Seconde Guerre Mondiale – surtout le rôle dans le transport des déportés à Auschwitz. Il y a toujours un conflit aux États Unis à ce propos, et la SNCF continue encore aujourd’hui à essayer d’apporter son aide aux familles de déportés autant qu’elle le peut.
Quand c’était le moment de présenter mes conclusions en France , en français, j’ai trouvé une faille. Je n’avais pas un niveau de langue assez professionnel pour pouvoir continuer à travailler sur la SNCF ou encore pour discuter des sujets d’actualité français (état d’urgence, la crise des réfugiés, les attaques terroristes, l’économie, et les discours fascistes). J’avais besoin d’aide. Le jour avant ma visite en France pour présenter mes recherches, j’ai reçu un mail de la part de Middlebury. Quel bon timing, Middlebury ! Le dossier devait être soumis tout de suite. Alors, quand mon vol a atterri (pour moi au milieu de la nuit), j’ai passé l’examen et j’ai rempli le dossier.
J’ai pleuré à 16 ans quand on m’a rejetée et j’ai pleuré encore à 39 ans quand on m’a acceptée. Avec le recul, je me rends compte que maintenant est vraiment le bon moment pour moi et mon travail.
Chaque chose en son temps.
Sarah F.
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