Les survivants de la soirée dansante

Les derniers survivants de la soirée dansante.

Le combat fut rude, rapide et rythmé. Sur la piste de danse de la grande salle qu’est Wilson Hall, quelques paires de pieds rebondissent encore malgré la fatigue. La musique résonne encore entre les murs tandis que les projecteurs lancent à l’assaut du plafond leurs formes blanches. Il est 1h du matin.

Trois heures plus tôt, des étudiants peu motivés discutent sur la piste pendant que la salle trop grande se remplit petit à petit de nouveaux arrivants. Certains s’exclament « Prom », tant l’ambiance un peu molle les renvoie à leurs souvenirs. Pas la meilleure des introductions…

Qu’à cela ne tienne, l’équipe des assistants veille au grain. Pendant que Connor, Carlos et Julie font de leur mieux pour enflammer la piste, Alex s’en va vers Michel qui s’occupe de la régie pour tenter de trouver une solution à ce manque d’enthousiasme.
“Belle Demoiselle” de Diams puis “Ces soirées là” de Yannick s’enchaînent et les jambes se dénouent. Certes, ça commence à dater, mais on fait ce qu’on peut. On n’a plus 20 ans… Ah si.

Il faut dire que nous autres assistants sommes un peu fatigués. La soirée Salsa de la veille à Two Bro’s y est peut-être pour quelque chose. Mais nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur. Vous pouvez appeler ça notre dévouement à la cause.

“ À grands renforts de coups de hanches et de balancements de bras ”

Quoi qu’il en soit, nos efforts collectifs finissent par porter leurs fruits. À grands renforts de coups de hanches et de balancements de bras, l’ambiance commence à se réchauffer. Les quelques uns qui connaissent les paroles s’époumonent (entendez : chantent faux) et les autres suivent leur enthousiasme. Des cercles se forment à l’intérieur desquels se déhanchent les plus acharnés sous les encouragements bruyants des spectateurs, et puis à minuit, comme si un appel avait sonné, la piste se vide et la musique cesse.
On aurait pu croire que c’était fini.

Que nenni ! C’était sans compter l’arrivée providentielle de quelques courageux qui débarquent comme autant de Dei Ex Machina. La musique reprend de plus belle, endiablée, et c’est Carlos qui lance un pasito qui met tout le monde dans l’ambiance immédiatement.
C’est finalement à une heure, mis dehors par la sécurité qui veut aller dormir, que les derniers braves quittent la salle, essoufflés et en sueur mais heureux (et épuisés). Nos pieds sont douloureux et nous avons très chaud, mais l’air extérieur est frais. Nous avons survécu.

Ce fut une belle soirée, et nous avons aimé la partager avec vous. Nous espérons qu’elle vous a plu !

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