Trois points et un prêt bancaire

Fiche technique
Arbitre : 4 personnes différentes
Mi-temps : 1-1
Score final : 2-0
Buts : Pascal (8e); Bobby (40e)

Les Bleu.e.s de Wedsly et Brahim lancent parfaitement leur saison avec une première victoire 2-0 contre une talentueuse équipe de l’école de chinois.

Une saison qui démarre sur les chapeaux de roue. Dans une rencontre où les Francophones ont souvent souffert contre les nombreux assauts chinois, la ligne Maginot a (cette fois-ci) tenu bon. Et ce malgré un effectif deux fois plus grand de l’autre côté du terrain.

“Le renard des surfaces”

Dès l’entame de la partie, les étudiant.e.s de l’EF mettent du rythme dans le jeu, à l’image de nos supportrices préférées Anamaría, Mulu et Zinnia, qui transcendent le match depuis les tribunes en bord de terrain. Chinois et francophones se rendent coup pour coup, mais assez vite, l’expérience de Pascal “Papin” Somé, fait la différence. Tel un renard des surfaces des temps modernes, le joueur le plus capé de la sélection intercepte une passe en retrait pour le gardien adverse, avant d’assommer l’école de chinois d’un “plat du pied sécurité” de grande classe (1-0, 8e). Galvanisé.e.s, les joueurs de l’EF enchaînent les bons coups et prennent leur marques sur la pelouse du célèbre South Street Field Stadium. Clay est dans tous les coups, et Owen assure les percées francophones en pointe. Or, le Vermont reste le Vermont, et comme on le sait, le vent tourne assez vite. Vexé.e.s, les sinophones s’emparent du ballon et martyrisent les Bleu.e.s de tous les côtés. A gauche, à droite ou même dans l’axe, le rouleau compresseur chinois est en marche, et les étudiant.e.s de l’EF souffrent. Mais fort heureusement, la patronne Anne-Charlotte veille au grain en défense centrale, tout comme notre tennisman des grands jours, Ben, qui intercepte un grand nombre de ballons à l’entrée de la surface. Retrouvant ses jambes d’antan, président Roussellier assure sur le côté droit, tout comme William et Mai à gauche. A la mi-temps, le score reste inchangé et les Bleu.e.s peuvent souffler.

La muraille bleue

Au retour des vestiaires, les Chinois continuent leurs attaques incessantes. Mais les joueur.euse.s de Bradsly (Brahim+Wedsly) résistent encore et toujours en défense, telle une muraille impénétrable dressée devant la surface de réparation, parvenant en même temps à mieux distribuer le ballon pendant les contres et les phases de domination, à l’image du second but de l’école. Après un bel arrêt de Robiel, Auggie peut lancer Clay sur le côté droit. Eliminant deux joueurs, il parvient à transmettre le cuir à Owen qui frappe un missile à bout portant. Le gardien adverse repousse, mais il ne peut rien faire face au flegme de Bobby “Moore” Daulton, qui achève le travail (2-0, 40e). Avec cette balle de break convertie, les Bradslyiens continuent d’exploiter les ailes et manquent d’enfoncer le clou à plusieurs reprises. Les étudiant.e.s de chinois tentent et retentent, mais en ce 27e anniversaire de la victoire des Bleus en 1998, les francophones sortent vainqueurs du match et peuvent lever les bras au ciel comme Iga Swiatek sur le gazon londonien de Wimbledon. Premiers points engrangés, et surtout premiers chèques de bonus promis par le président Roussellier, qui va devoir trouver des financements auprès d’un fonds d’investissement marseillais. Prochain match samedi prochain à 10h30, contre l’école d’allemand.

Connor Owens

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