De Bordeaux à Nice : la traversée des terres vinicoles

Federico Ardila vous emmène en voyage autour de la France, à vélo, dans une série de trois articles.

Nantes est derrière moi ! La Côte atlantique m’offre un beau paysage plein de nouvelles aventures. Pendant quelques semaines, j’ai visité des stations balnéaires bondées de touristes du monde entier. À Soulac-Sur-Mer, mes amis français m’ont rejoint pour quelques jours de camping. Nous avons profité des barbecues sur la plage, de longs apéros face à l’océan et du surf, que je n’ai point réussi à maîtriser.

Le 4 août 2017, je suis arrivé à Bordeaux. Après avoir réparé mon vélo, qui avait subi un petit contretemps, j’ai entamé ma deuxième grande partie du voyage. Objectif : longer le fleuve de la Garonne jusqu’à la ville de Toulouse. Ensuite, rebrousser chemin sur le Canal de Midi jusqu’à Sète, ville natale de Georges Brassens, l’un de mes chanteurs français préférés. Enfin, pédaler quelques jours de plus dans le Sud, dans ce beau pays pour rejoindre Nice, ma destination finale.

La région bordelaise m’a accueilli avec ses innombrables vignobles à perte de vue. L’air frais de la campagne et le silence des champs ont été un délicieux contraste avec le bruit joyeux de la plage et ses visiteurs. Ensuite, le Canal du Midi m’a fait traverser le Languedoc et ses anciens villages, fiers de leur culture viticole et de leur gastronomie. J’ai goûté un extraordinaire cassoulet dans sa légendaire ville d’origine, Castelnaudary, et quelques kilomètres plus loin, dans la citadelle médiévale de Carcassonne, je me suis régalé d’une fougasse aux fritons. Peu après, j’ai quitté le Canal des Deux Mers pour arriver comme prévu, mi-août, à Sète. Une pause à la bière fraîche et à nouveau l’air marin qui a rempli de joie mes poumons.

La dernière étape de ce voyage m’a fait longer une partie de la Méditerranée, puis parcourir la région montagneuse des Provence – Alpes-Maritimes, avant d’arriver à Nice, où je devais prendre le train de retour vers Paris le 29 août. Je garde de cette étape le souvenir de la ville d’Arles, où je suis passé par hasard, car j’ai dû changer mes plans en route. Il y a beaucoup de festivals dans le sud de la France pendant l’été et je suis tombé précisément sur l’un d’entre eux, consacré à la diffusion et conservation de la culture musicale occitane. Une fin de voyage magnifique avec l’ambiance festive et la chaleur caractéristique des gens du Sud.

Ça y est, mon périple est fini. De retour à Paris, je rentre, la tête remplie d’histoires mémorables et débarrassé de maints préjugés sur la France et les Français !

Federico Ardila

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